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 "Pervers fétichiste, le FA ?"

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BlaZe
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MessageSujet: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Dim 2 Déc - 23:58

Voilà je voulais faire un topic là-dessus.

Parce que dans un autre sujet, une personne (qui est partie du forum, dommage mais bon c'est son choix) a laissé un lien que j'ai trouvé fort intéressant (voici le lien http://debordante.blogspot.fr/2006/04/pervers-ftichiste-le-fa.html ).

Je trouve que c'est une analyse sociologique des FAs et des BBWs assez pertinente. Je vous laisse le texte dans son intégralité.

Citation :
Pervers fétichiste, le FA ?

Ainsi, le FA, Fat Admirer, que je nommerai aussi souvent que possible l'amateur de grosses car il est plus que temps d'appeler un chat un chat (miaou, mes chéris), serait, de l'aveu même de bon nombre des femmes-objets/sujets de ses concupiscences, un fieffé pervers fétichiste monomaniaque qu'il convient de traiter avec méfiance, voire avec mépris et, de son propre aveu, trop souvent, un pauvre petit incompris de la société normative qui l'obligerait, carrément, à cacher cet honteux penchant sexuel jusqu'à ce qu'il ait la force de caractère suffisante pour faire son coming out.

Tout cela me pose questions, et je vais donc tenter d'apporter ici quelques hypothèses de réponses. L'amateur de grosses, l'authentique, celui qui bande spécifiquement pour les bourrelets, les seins qui tombent, la cellulite, les vergetures, et non malgré tout cela, c'est indéniable, dans le contexte occidental actuel, est un pervers fétichiste. Au même titre que celui qui bande pour les talons aiguilles ou les tenues en latex ou les culottes Petit-Bateau ou les que-sais-je-encore. Qu'est-ce donc alors, qui le différencie des autres types de fétichistes sexuels et qui fait qu'il est fréquemment rejeté par celles-là même qui le font triquer, et qu'il se sent conspué socialement parlant ?

L'amateur de grosses ne fait pas dans la facilité en matière de perversion fétichiste : l'objet de ses désirs est doté d'intelligence et, accessoirement, de la parole, ce qui n'est le cas ni des talons aiguilles, ni des tenues en latex, ni des culottes Petit-Bateau, ni des que-sais-je-encore, on en conviendra. Sauf si les que-sais-je-encore sont des êtres humains présentant des particularités physiques hors norme. Ainsi, on imagine aisément que ceux ou celles qui clament haut et fort un penchant sexuel particulier et exclusif pour les unijambistes, les culs-de-jatte, les grands brûlés, les tétraplégiques ou autres handicapés, ou encore pour les nains, les géants ou autres freaks, subissent le même sort. Souvenez-vous, par exemple, des réactions souvent scandalisées ou, pour le moins, indisposées, taxant l'oeuvre de morbidité malsaine, au film Crash de David Cronenberg (1996) : là, le fétichisme portait sur l'érotisation des blessures découlant d'accidents de voitures, les protagonistes allant jusqu'à rechercher de nouveaux chocs, et donc de nouvelles blessures, pour atteindre des troubles sexuels extrêmes.

Pourquoi ce parallèle certes simplificateur ? Parce que l'obésité est une déformation, voire une difformité, du corps sain tel que défini par le diktat hygiéniste des sociétés occidentales actuelles. Les discours psy en tous genres, largement relayés par les médias, ont aussi martelé l'inconscient collectif de l'idée selon laquelle l'obésité n'est autre qu'une blessure tangible et visible de l'âme. Les obèses sont donc devenus les nouveaux freaks à la mode, ce qui n'est pas sans poser problème à ceux d'entre eux (et surtout : d'entre elles) qui ne souhaiteraient rien tant que se fondre dans le paysage et y vivre en paix sans que tout leur rappelle sans cesse leur statut de monstre.

Ainsi, souvent, la grosse ne perçoit pas celui qui l'apprécie précisément pour sa grosseur comme un allié, mais comme un prédateur de plus dans le bataillon des forces hostiles, un dérangé du ciboulot qui bande pour ce qui, elle, la révulse devant le miroir déformant des diktats à la mode, ou devant son miroir tout court : ses caractéristiques visibles et socialement proclamées de morbidité malsaine. Il faut une bonne dose de cérébralité dans l'approche du sexe pour transcender les disgrâces, les difformités, les blessures, et ainsi les transformer en attraits sources de troubles érotiques : l'amateur de grosses, comme tout fétichiste, est un cérébral avant tout et, ce qui génère souvent l'antagonisme et l'incompréhension avec les grosses, c'est que la plupart d'entre elles, comme l'immense majorité des gens, fonctionnent sur le mode de la sensualité pur sucre, et non de la cérébralité, surtout envers ce qui leur appartient spécifiquement. Car se transcender soi-même, autrement dit, transgresser l'ordre établi à son propre propos, autrement dit encore, transformer ses causes de souffrances socio-psychologiques en sources de plaisirs érotiques, implique de fonctionner soit dans un registre de cérébralité extrême, soit sur un mode de nihilisme profond, conscient ou non.

Pour autant, compte tenu de l'histoire de la perception du corps féminin, les choses sont-elles aussi simples ? Bien sûr que non. Les amateurs de grosses n'ont pas tous le même discours quant à leur penchant. Les plus radicaux (les plus cérébraux, aussi) évoquent leur attrait pour la graisse débordante, les gros ventres tombants, les mamelles énormes et flasques, les vergetures... : en bref, ils bandent pour l'extra-ordinaire. Les plus modérés parlent de l'extrême féminité des femmes grasses, de leur côté maternel, de leur aspect confortable et rassurant... : en bref, ils bandent pour l'archétype féminin d'un âge révolu en occident, mais toujours bien présent dans l'inconscient collectif, allant de la mythique sculpture préhistorique de la Vénus de Willendorf aux beautés rondes et lisses du peintre colombien contemporain Fernando Botero.

Cette diversité des penchants est sans doute à l'origine de l'étrange classification implicitement chiffrée des grosses au sein des communautés de size acceptance à l'échelon international : la BBW (Big Beautiful Woman), qui constitue l'étalon de référence avec ses 120 à 140 kg, ne va pas sans ses consoeurs la MSBBW (Mid-Size BBW) et ses 80 à 110/120 kg, et la SSBBW (Super-Size BBW) et ses 140/150 kg minimum. Autrement dit, nous avons les grosses, les moyennement grosses et les super grosses, les Fat Admirers faisant leur choix dans ces étals dont les étiquettes rappellent étrangement les écriteaux en vitrine des boucheries. De là, peut-on en vouloir aux grosses de se méfier des FA ? Il semble bien que non. Car il est malaisé de se dire que s'il advient qu'on réintègre une norme sociale acceptable en termes de kilos, on ne plaira plus à son partenaire. Tout aussi malaisé que son contraire, beaucoup plus banal : la hantise de la prise de poids chez les femmes minces, qui craignent de ne plus être séduisantes si elles s'enrobent trop.

Ainsi, involontairement peut-être, l'amateur de grosses exerce sur ses heureuses élues une pression et un sentiment d'inquiétude, au même titre que l'amateur exclusif de minces qui, lui, j'en conviens, ne se fait pas taxer de perversion fétichiste et n'a pas à cacher son penchant, dans la mesure où il cadre parfaitement dans les critères socio-publicitaires actuellement en vigueur. Peut-être est-ce injuste mais tout n'est ici question que d'adéquation à l'ordre établi : est considéré comme pervers ce qui en dévie. L'amateur de grosses dérive de la norme, tandis que l'amateur de minces s'y conforme.

Pour autant, ces déviances ou ces conformités, étant donné qu'elles touchent la sphère de l'intime, ne résultent pas de choix librement consentis mais des expériences singulières, plus ou moins repérées ou inconscientes, qui ont tissé la toile de la fantasmatique sexuelle de l'individu. Voir Descartes qui, bien avant Freud, et avec des justifications tout autres que celles de la psychanalyse, avait constaté que l'émoi était régi par des mécanismes de mémoire ; en l'occurrence, il explique ainsi son attirance pour les femmes louches (comprenez : atteintes de strabisme) : Lorsque j'étais enfant, j'aimais une fille de mon âge, qui était un peu louche ; au moyen de quoi l'impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait tellement à celle qui s'y faisait aussi pour émouvoir en moi la passion de l'amour, que longtemps après en voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu'à en aimer d'autres, pour cela seul qu'elles avaient ce défaut ; et je ne savais pas néanmoins que c'était pour cela. (Lettre à Chanut, 6 juin 1647)

Alors, non, les amateurs de grosses de ne sont pas de vilains prédateurs, mais des hommes, des hommes, quoi de plus naturel en somme, qui reconnaissent et, parfois, tentent d'assumer socialement leur fétichisme. Ce qui les perd, au fond, c'est leur franchise. Dans nos sociétés prétendument sexuellement libérées, mais en réalité diablement formatées aux règles de bienséance libidinale édictées par les médias (ainsi, il ne vous aura pas échappé qu'il est devenu de bon ton de pratiquer l'échangisme ou le sado-masochisme soft, depuis quelques années), on n'admet pas l'étalage des intimités singulières, hormis pour les passer à la moulinette télévisuelle du voyeurisme de bas étage et/ou de la psychologie de comptoir.

Ce qui différencie l'amateur de grosses des autres types de pervers fétichistes, c'est que l'objet de son fétichisme est humain, et qu'il le sait. Partant du principe établi que les gros sont souvent des humains plus fragiles que d'autres étant donné les diverses discriminations dont ils sont l'objet, l'amateur de grosses, dans un souci d'altruisme et de solidarité envers ses partenaires, cherche parfois à sortir de la sphère de l'intime pour entrer dans celle du social, voire du politique au sens large du terme, en mettant en avant ses goûts sexuels dans le but de faire acte de subversion dans l'ordre établi des critères de beauté morphologiquement corrects. En de telles occasions, il s'en prend fréquemment plein la gueule, y compris de la part de celles qu'il pensait être ses alliées. Je le disais plus haut : on n'étale pas ainsi impunément ses intimités singulières quand elles ne vont pas dans le sens du vent. Pourtant, n'est-ce pas en bouleversant ainsi la mémoire du vent que l'on forge des turbulences qui renouvellent sans cesse l'intelligence du monde ? Quand la grosse ne sera plus considérée comme un freak, le Fat Admirer ne sera plus considéré comme un pervers : il n'existera même plus de nom spécifique pour le désigner.

Science fiction que tout cela ? Au train où vont les choses en terme d'obésité humaine, dans un siècle ou deux, ne devrait-on pas s'attendre à voir apparaître des Thin Admirers (comprenez : amateurs de minces) vantant le trouble ô combien pervers et fétichiste de l'évanescence ténue des femmes osseuses aux genoux cagneux, aux cernes creuses et bleutées et aux côtes si apparentes qu'elles semblent prêtes à transpercer leurs peaux fragiles et diaphanes ?

Qu'en pensez-vous ?
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Lun 3 Déc - 1:25

Bon, premièrement y'a beaucoup beaucoup de contenu dans le texte que tu présentes...

J'ai long à dire sur le sujet, mais je veux préciser que je ne fais qu'avancer des hypothèses pour comprendre la situation... et pis c'est difficile d'être cohérente considérant que mon vécu personnel influence tout ça...

Dans la société actuelle, j'ai l'impression que, justement, le fétichisme est la perversion sexuelle la plus socialement acceptée (parce qu'elle n'implique pas d'humain non-consentant, ni de souffrance (vs pédophilie, froteurisme, sadisme, etc)).
Il suffit seulement voir ce qu'ils vendent dans les sex shop...fétichisme d'un mur à l'autre de la boutique... mais dans ce cas là...ce sont des objets, donc c'est ok. Ils ne sont pas vivants, ne sont pas censés être plus que des objets.

Je PENSE que c'est ça qui repousse les femmes se méfiant des FA, cette objectivation de leurs rondeurs...

Je sais que ce n'est pas tout le monde qui est de cet avis, mais je pense que le fait d'être obèse est souvent une manifestation de problème émotifs, de souffrance, ect. Depuis que j'ai lu plusieurs texte sur l'hyperphagie (développement de ce trouble, profil psychologique des gens ayant ce trouble...) et que j'ai appris que près de 50% des gens obèses en souffrent...je commence à changer de regard sur les rondeurs.

Je prends conscience de l'impact incroyable de mon surplus de poids sur le développement de ma propre personnalité et je me dis que la plupart des femmes rondes se méfient de cette attirance sexuelle qu'ont les Fa pour elles parce qu'elles ont besoin d'autres chose que d'une relation où leur principal atout est la séduction avec leur corps. Elles ont besoin d'une relation qui soit forte émotionellement...donc une complicité psychologique.

Combien de fois ai-je entendu (ici ou ailleurs) des femmes rondes dire qu'elles ont beaucoup de mal à se confier, à faire confiance aux autres, à montrer leurs émotions, des problème d'anxiété, et cetera... pour se sentir bien en relation avec un autre ça prend beaucoup de temps. Je pense que pour être en relation avec quelqu'un il faut savoir faire confiance, et c'est pas tout le monde qui a appris à le faire, ces personnes ont plutôt appris que faire confiance est dangereux, et l'histoire leur aura prouvée qu'elles ont bien raison.

Habituellement, quand des gens commencent à flirter et tout...ils ne sont pas déjà au courant des préférences sexuelles de l'autre, la relation se construit dans l'ignorance et pis on apprend tout ça plus tard, la vie sexuelle des gens est la dernière chose qu'on apprend. Dans le cas d'un FA qui le dit immédiatement...c'est comme si c'était à l'envers... je pense que ça peut mettre les femmes mal dans leur peau dans une situation difficile. Pas habituée au jeu de séduction, pas de confiance en soi et tout.

Toute leur vie elles ont détesté leurs rondeurs, et pis là elles font bander quelqu'un grâce à ce gras. Quand toute leur vie elles ont été convaincue d'être dégoutantes...maintenant il faudrait qu'elles utilisent ce corps qu'elles détestent, qu'elle essaient de cacher de leur mieux, pour séduire?

Pourquoi aime-t-il tout ce que je déteste chez moi? Pourquoi aime-t-il les choses dégoutantes? Est-ce que je dois remettre en question ma perception de mon corps?
Qui, entre l'homme attiré par les rondeurs ou la ronde complexé, a une vision de la réalité qui est déformé? Que croire?

Bref, je commence à me perdre dans mes idées, à vous.
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SwampyShuffle
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Jeu 6 Déc - 3:42

Ce texte est assez pragmatique je trouve. Il présente les faits avec un point de vue assez neutre. Maintenant c'est à chacun de se situer par rapport à ça, ce que je vais donc faire en réagissant également au commentaire de lounetik.

Déjà une première chose qui m'interpelle, c'est que dès que l'on parle des difficultés éprouvées par les grosses et ceux qui les aiment, l'ennemi qui revient sans arrêt est toujours le même; la société. Moi le premier, j'ai écrit des trucs à propos de la société. Des banalités, comme quoi elle encourageait ci ou ça, qu'elle était responsable de telle ou telle truc... Mais je me suis interrogé là dessus. Je n'arrive finalement pas à comprendre en quoi la société peut être tenue pour responsable de quoi que ce soit. La société c'est juste un ensemble de gens. Elle n'a pas de volonté propre, elle ne veut de mal à personne. Les responsables, ce sont les gens, les individus qui la composent. Ceux qui s'en prennent aux rondes, ce sont des individus diverses, parfois y compris elles mêmes. Pas l'ensemble d'individus que l'on appelle société et qui inclut également des gens qui les aiment, d'autres qui s'en foutent (et je pense qu'ils sont extrêmement majoritaires).

Je ne pense pas que les rondes soient repoussées par les FA. Je pense qu'il y a une nuance importante à apporter en précisant que ce ne sont que certaines des femmes concernées qui le sont. Généralement ces femmes là sont également celles qui s'acceptent le moins, celles qui souffrent le plus de ce qu'elles sont. Mon expérience récente m'a définitivement prouvé que les gens n'étaient pas plus méchant avec les grosses qu'avec les autres. Une chose extrêmement importante que toutes les râleuses qui se morfondent sur leur prétendue malchance est la suivante. Je crois que c'est Kant qui a dit un jour que l'homme est responsable de l'état de minorité dans lequel il se maintient. Ce qu'il entendait par là, c'est que chacun d'entre nous a la possibilité intrinsèque de surmonter les difficultés qui l'empêchent de s'épanouir à condition d'en avoir la volonté propre. Attendre que "la société" change pour vivre pleinement ou même essayer de changer "la société", c'est être faible et c'est se rendre soi même responsable de sa propre faiblesse. Le bien être ne vient pas des autres mais de soi même. Une ronde qui se morfond sans arrêt, qui se méfie des autres même de ceux qui pourraient potentiellement partager du bonheur avec elle mérite son malheur selon moi. Tout comme un ignorant qui n'a pas la volonté de se cultiver soi même, mérite d'être traité comme du bétail par la classe dirigeante. Je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas aider les autres lorsqu'on en a la possibilité, c'est tout à fait louable de le faire. Mais je pense qu'attendre des autres qu'ils fassent le travail consistant à vous accepter alors que vous ne le faites même pas de votre côté pour vous même, que vous n'avez même pas la fierté de vous prendre en main intellectuellement avant de vous occuper de votre apparence, je pense que c'est faire preuve d'une faiblesse déconcertante à laquelle personne ne peut rien.

Je commence réellement à penser ça depuis que j'ai rencontré mon amoureuse actuelle. Une ronde sublime qui s'assume pleinement et qui ne souffre absolument pas de cette société que nous passons notre temps à dénoncer. Certes, on lui fait des remarques parfois, elle est victime de la méchanceté gratuite d'individus qui jubilent à l'idée de pourrir le quotidien d'autrui de façon totalement gratuite, elle subit des pressions via les médias tenus par des individus mauvais qui lui matraquent sans arrêt qu'elle doit changer, certains de ses exs ont également été de véritables ordures avec elle... Et alors? Est ce qu'elle en a conclu que le monde entier lui en voulait? Pas une seule seconde! Elle revendique son physique, et j'ai été très impressionné du nombre de gens qui la complimentaient, à chaque fois qu'elle poste une photo ou un message sur facebook où elle revendique ses formes et sa beauté, elle ne reçoit que des messages de soutien, par dizaines! Dans la rue, les gens s'arrêtent pour la complimenter, pour la draguer aussi... Ce que j'en ai conclu c'est que les filles comme elle, comme vous, ne sont pas plus sujettes à la méchanceté des individus mauvais que n'importe qui. Vous croyez que les autres femmes ne connaissent jamais d'humiliations, ne sont jamais victimes de méchancetés gratuite? Vous croyez que les hommes ne sont jamais non plus humiliés? Comment se fait il que lorsqu'on se fout de ma gueule à cause de ma dégaine bizarre, de mon physique pas très gracieux ou de ma dentition anarchique, ça ne me fasse ni chaud ni froid? Parce qu'il y a des gens qui font eux même l'effort de reconnaitre qu'il y a des gens méchants, d'autres naturellement gentils, qu'il y a absolument de tout, qu'on est à l'abri de rien, qu'on est tous à la même enseigne, qu'il y aura toujours des gens pour nous détester pour des raisons absurdes. C'est à nous, individus, de faire l'effort de se faire une place dans ce foutoir. Ma copine, elle est ronde et épanouie alors qu'elle n'a rien de plus qu'une autre. Elle fait juste l'effort d'être imperméable à la méchanceté qu'elle rencontre. Elle n'est pas faible vis à vis de ça comme peuvent l'être d'autres personnes qui finissent par se détester elles mêmes. Et lorsque je lui ai révélé ma préférence, assez tôt d'ailleurs, elle a été absolument ravie! Je ne me suis pas senti jugé du tout, pas a une seule seconde. Bref, que du bonheur et je souhaite à chacun de vous de connaitre la même chose. Mais si elle m'avait insulté, humilié en quelques sortes, en me traitant comme un freak, elle serait passée à côté du bonheur, et uniquement par sa faute à elle.

Se planquer derrière les problèmes de santés liés au surpoids pour justifier sa propre anormalité, n'a pas non plus beaucoup de sens selon moi. Je parie que beaucoup de femmes en surpoids qui refusent de s'épanouir avec leur propre corps en invoquant les risques pour leur santé, fument, boivent, prennent la voiture régulièrement, utilisent des téléphones portables, bref ne se privent pas de vivre avec leur temps. Soyez honnêtes, les problèmes de santé liés au surpoids existent et je suis sur que certaines d'entre vous en font peut être l'expérience, mais combien en souffrent réellement? L'obésité est un facteur de maladie, comme tout excès, mais être ronde, ou "en surpoids" comme disent les diététiciens, ce n'est pas plus dangereux pour la santé qu'être mince. Il y a même des effets bénéfiques sur la santé. Bon là je ne parle pas pour les personnes réellement en situation d'obésité morbide, mais objectivement c'est encore plutôt rare (heureusement, j'en convient).

Ensuite par rapport aux relations. On est bien d'accord, inutile de faire de la langue de bois, beaucoup de femmes (rondes ou pas d'ailleurs) souffrent de ne pas vivre de relation amoureuse telles qu'elles l'idéalisent. C'est également le cas de beaucoup d'hommes, il ne faut pas croire! Maintenant prétendre qu'une relation ça passe d'abord par une complicité dénuée d'érotisme, par une confiance sans faille, avant la sexualité, c'est selon moi un énorme mythe. Ces cas de figures j'en ai connu plein, et j'appelle ça des amis. L'exemple le plus frappant avec ça, je l'ai vécu il y a environ 10 mois, lorsque j'ai rencontré une fille qui était presque en tout point en phase avec moi. Nous avons énormément échangé. Des lettres immenses, très régulièrement, nous nous sommes très vites confiés beaucoup de choses et nous sommes tombés amoureux l'un de l'autre. Mais cet amour était assez étrange. En effet, cette fille ne me faisait pas bander (pour rester dans la teneur de l'article). Elle est grande, taille 36, un sex symbol pour les publicitaires, mais pas pour moi. Je n'avais pas envie d'elle malgré l'amour que je lui portais. J'ai également rapidement appris qu'elle était malade (maladis psychiatrique grave) et qu'entre autres, sa vie sexuelle se résumait à des déviances bien plus troublantes pour les bien pensants que mon attirance pour les rondes. Au bout de deux mois, je lui ai dit qu'il nous était impossible d'être en couple. Aujourd'hui, elle vit avec moi (je lui rend service en l'hébergeant), et nous vivons une amitié assez fusionnelle et bénéfique pour nous deux. Je l'aime énormément, mais comme une petite soeur, pas comme une amoureuse. Mais là où je veux en venir, c'est que l'attirance sexuelle, c'est absolument obligatoire pour entretenir une relation amoureuse au sens courant. Ne pas l'accepter dès le départ, c'est renoncer à une vie de couple saine. Au contraire avec ma copine actuelle, il y a eu des jeux érotiques dès notre première rencontre. Avant même que nous fassions réellement connaissance. Et au bout de quelques semaines, j'ai compris que là je faisais face à une forme d'amour inconnue pour moi jusque là. Avant moi aussi je pensais que l'amour c'était avant tout cérébral. Et je le pense toujours, sauf que l'amour existe sous plusieurs formes et que l'amour que j'éprouve toujours pour mon ex ressemble plus à celui que j'éprouve pour ma famille ou mes amis les plus proches. Je suis absolument certain que toutes les femmes qui se plaignent de rester seules, de ne pas trouver l'homme de leur vie, ont des gens qui les aiment et réciproquement, tels que de la famille ou des amis très proches. Mais ce qui les fait rêver, quoi qu'elles en disent, c'est une relation passionnelle avec un homme (de préférence beau gosse en plus parce que vous êtes souvent exigeantes, et le pire c'est que vous pouvez vous le permettre même si vous n'en avez pas conscience). Alors arrêtez de vous mentir sérieusement. Vous ne vivrez jamais une telle relation avec un homme que vous n'attirez pas sexuellement. C'est la dure loi de la nature. La bonne nouvelle c'est que ces hommes existent et qu'ils sont plus nombreux que vous ne le pensez car ils se cachent souvent (et vous n'y êtes pas forcément pour rien hein!).

Ensuite, quelques mots sur la déviance et la perversion. C'est bien beau de taxer de perversion quelque chose qui ne colle pas à la direction de l'ordre établi choisit par une civilisation... Mais élargissons un peu le point de vue. Cette civilisation occidentale, n'est elle pas perverse envers la vie elle même? Okay je ne vais pas parler d'écologie, de développement durable, de géopolitique et de tout ces sujets passionnants ici. Mais dans la mesure où cette civilisation, cette société, court elle même à la catastrophe car les choix qui ont déterminé sa nature la condamnent à moyen terme à la disparition par perversion envers le reste de l'humanité, l'environnement et l'équilibre de la vie lui même, peut on philosophiquement la tolérer et par là même considérer comme pervers ce qui ne va pas dans son sens? J'ai fait mon choix. Je ne suis pas un pervers. Je suis un gars seul au milieu d'un beau merdier établi et maintenu par une civilisation d'une perversion ignoble envers sa propre existence. Les pervers, ce sont les gens qui ne pensent pas. Qui se conforment et qui agissent comme des cons au quotidien car leur civilisation les y encourage et qu'ils n'ont pas la jugeote suffisante pour ne pas suivre le groupe.

Enfin, arrêtons de considérer la graisse comme quelque chose de plus dégoutant que les os, les muscles, les nerfs ou le sang, bref ce qui nous compose. Savez vous seulement ce que c'est que la graisse? Savez vous pourquoi c'est là? Les seules choses dégoutantes présentes dans votre corps, ne vous inquiétez pas, d'un coup de chasse d'eau vous les expédiez dans l'oubli tous les jours. La graisse est la première chose qui se décompose à la mort. Ressembler à un cadavre, c'est sain selon vous? Je ne sais pas, c'est peut être mon inconscient qui me dit que la vie c'est un peu plus cool que la mort et que par définition une fille qui a de la graisse sous la peau en quantité suffisante pour que son corps prenne la forme d'une femme est peut être plus vivante qu'une autre qui n'a pas de graisse du tout, et donc plus désirable... Je ne sais pas ce n'est qu'une hypothèse comme une autre. Mais je met au défi celui ou celle qui s'en sent capable, de m'expliquer en quoi le gras est quelque chose de dégoutant, et quels sont ses critères pour avancer une telle chose.

En conclusion et pour résumer, je dirais qu'une fille ronde qui ne s'aime pas elle même, aura logiquement moins de chance d'être aimée par les autres en retour. Et la seule personne à pouvoir y remédier c'est la principale intéressée. Si elle ne le fait pas, tant pis pour elle, qu'elle perde du poids ou qu'elle se morfonde, de toutes façons tout le monde s'en fout et à mon avis elle mérite l'indifférence. Mais qu'elles se mettent bien en tête que de toutes façons, elles ne connaitront jamais le grand amour autrement qu'avec des hommes qui sont attirés par leurs forme, "qui aiment le gras" si vous préférez. Vous n'avez pas moins de chance que les autres femmes, vous avez autant le droit au bonheur que n'importe qui, mais ne soyez pas naïves au point de croire qu'un homme va venir un jour vous chercher, et qu'il vous aimera tellement pour la personne formidable que vous êtes intérieurement, qu'il bandera quand même la première fois alors qu'il déteste vos rondeurs mais qu'il l'oublie par amour.

Réveillez vous.
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Jeu 6 Déc - 4:34

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Dernière édition par Co_coline le Mer 24 Avr - 16:13, édité 1 fois
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SwampyShuffle
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Jeu 6 Déc - 5:06

Je comprend que mes propos puissent choquer, puisque c'était un peu le but. Mais objectivement, tout le monde a des problèmes. Tout le monde dans sa vie fait face à la méchanceté des autres. Mais tout le monde ne la vit pas de la même manière et je suis désolé, si une personne le vit plus mal qu'une autre, ce n'est pas de la faute de la société ou de je ne sais quoi, mais c'est de la faute de cette personne là.

Je n'ai pas dit que c'était facile de s'accepter, loin de là. Au contraire, c'est beaucoup plus facile de se détester dans la plupart des cas. Mais choisir la facilité, refuser de se prendre en main, de s'élever au dessus de ça, c'est faire preuve de faiblesse. Et quand je dis que ça mérite l'indifférence, je ne dis pas ça pour encourager les gens à ne pas s'intéresser aux autres, je dis juste qu'on est nombreux sur terre, qu'on a pas un temps de vie assez long pour s'occuper de ses propres problèmes tout en prêtant attention a ceux de gens qu'on ne connait pas. Il n'y a personne sur terre pour s'intéresser aux problèmes existentiels d'une fille ronde qui se morfond dans son coin parce qu'elle est persuadée d'être un monstre. C'est un fait, et c'est un fait naturel et logique. Il n'y a que les gens qui font preuve de force de caractère qui suscitent l'intérêt des autres.

A une époque, je me détestais aussi à un point que tu ne peux pas imaginer. Pour des raisons autres, mais j'avais mes raisons. J'ai tenté de mettre fin à mes jours pus de fois que je ne peux me rappeler et il a fallu que je passe vraiment très très près de la mort pour réaliser que j'avais besoin de me prendre en main, que personne ne le ferait à ma place. J'ai fait pris des décisions très difficiles, j'ai très activement travaillé pour sortir la tête de l'eau, arrêter d'être la merde que j'étais (car oui j'étais une merde et si je n'avais rien fait moi même pour changer, je serais toujours une merde ou alors je serais mort), et m'épanouir. Aujourd'hui je n'ai plus peur de dire que je suis fier de ce que je suis, même si j'ai toujours des côtés connards dont j'ai conscience. Et cette victoire je ne la dois à personne, même si des gens m'ont aidé, ils ne sont pas venus à moi par magie ou par hasard.

Donc on peut se trouver toutes les raisons possibles et imaginables pour rester passivement dans sa propre tristesse en maudissant le monde et la difficulté de la vie et rester dans cet état toute sa vie. Ou alors on se réveille tout de suite, on se prend en main, on s'active et on décide d'incarner la personne qu'on est, et de se trouver une place dans le monde pour profiter des bons côtés de la vie sans se laisser abattre par les mauvais.

C'est comme foncer dans un mur et le voir arriver de loin. Prendre un virage représente une action. Ne pas prendre la décision de tourner et rester inactif est le mauvais choix si on ne veut pas s'écraser. Donc si l'on s'écrase c'est parce qu'on s'est trompé, c'est donc de notre faute, pas de celle des autres.

Voilà pourquoi je dis en gros que dans un sens une fille qui ne s'aime pas elle même ne mérite pas qu'on s'intéresse à elle. Car elle n'est pas attirante de toutes façons, alors que si elle décide elle même de changer, de retrouver un peu de fierté malgré la difficulté que ça représente, tout changera pour elle en bien et elle l'aura amplement mérité car je reconnais que ce n'est pas facile.

Lorsque je parle de mérite, je ne juge pas, j'essaye de me référer à la nature des choses, à la logique et aux probabilités que vous avez d'obtenir ce que vous désirez. Je mérite plus d'obtenir un six si je lance deux dés que si je n'en lance qu'un. Je ne dis donc pas ça méchamment, je ne suis pas un méchant.
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Jeu 6 Déc - 5:26

Ah je viens de penser à une chose par rapport au fait que les gens ne s'intéressent pas aux problèmes des autres de façon spontanée alors qu'ils ont assez à faire dans leur vie. Evidemment ce n'est pas tout à fait exact, il arrive qu'on soit pris d'empathie pour une personne en particulier et qu'on se sente en quelque sorte obligé d'aider cette personne sans forcément attendre quoi que ce soit, par simple solidarité. Mais on ne peux pas faire ça avec tout le monde et ça n'arrive généralement pas par hasard. Par exemple avec mon ex qui pionce en ce moment même dans ma chambre (lits séparés hein, et ma copine est au courant), je me suis donné pour mission de l'aider activement parce qu'elle me rappelle les problèmes que j'ai rencontré dans ma jeunesse. Elle est malade, n'a aucun amis à cause de ça et en plus veut faire le même métier que moi alors qu'elle n'a pas pu être scolarisée normalement à cause de ses soucis. Du coup je veille sur elle, je fais en sorte qu'elle ne s'attire pas d'ennuis et je lui donne des cours gratuits pour lui apprendre mon job. En retour je n'attends rien, juste qu'elle arrive à surmonter sa maladie et qu'elle ait la chance de vivre de sa passion car je pense qu'elle le mérite amplement. Si je raconte ça, c'est pour souligner le fait que si je me suis pris d'empathie pour cette personne plutot que pour une autre c'est parce que beaucoup de choses nous rapproche et que ses problèmes à elle me rappellent ceux que j'ai traversé en pire encore. Et que si je la laisse tomber maintenant, je ne donne pas cher de sa peau.

En ce qui concerne une fille ronde enlisée dans des problèmes existentiels, je pense que les seuls personnes qui peuvent éprouver spontanément de l'empathie pour elle sont forcément liés à ses problèmes d'une manière ou d'une autre. Ce sont donc soit d'autres filles qui connaissent ou ont connu le même problème, soit des hommes qui ont une préférence pour son genre de nanas et qui trouvent injuste qu'elle n'ait pas une vie épanouie. Autrement dit, ce sont des gens comme ceux qui peuplent ce forum, d'où son utilité. Les rejeter sèchement serait la dernière des choses à faire pour une d'entre vous qui aimerait qu'on l'aide à se sentir mieux.
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Jeu 6 Déc - 15:55

Ah non mais je comprenais bien ton raisonnement et je n'ai jamais pensé que tu étais quelqu'un de méchant. Je ne juge pas j'expliquais juste que parfois s'en sortir n'est pas facile lorsqu'on en a pas le caractère.

J'ai aussi été à un moment cette fille ronde qui se morfond et n'est pas bien, j'ai juste eu la chance d'avoir un putain de caractère (désolée du vocabulaire) pour me dire très rapidement "pourquoi tu tiens compte de l'avis des gens?"
Aujourd'hui comme je l'ai déjà dit ailleurs, ceux qui ne m'aiment pas n'ont cas tourner la tête, les autres n'ont cas profiter, je m'en fous un peu.

Mais certaines n'en sont pas capables parce que le caractère n'est pas là, parce que ce n'est pas la bonne période et elles ont parfois besoin d'aide d'amis, d'un mec qui pourra la trouver charmante etc.

Ensuite tu penses que ce n'est pas la faute de la société en tant que telle, je suis d'accord quand on nous voit comme des entités séparées, ou encore des groupes sociaux réunit sur un même espace. mais notre société (avec sa culture), est une société de consommation (les médias aidant) et de paraitre et il n'y a pas à dire à ce niveau là il y a de grands efforts à faire pour changer les choses!

Bref on s'éloigne peut être un peu du sujet principal énoncé par Benji alors je m'en excuse.

Ensuite, je ne pense pas forcément bien trouver de dire que l'amateur de rondes est un pervers fétichiste. Pour moi aimer les rondes est une préférence, ou une attirance comme une autre, nous sommes des femmes, nous n'avons rien d'extraordinaire et de différent (en tout cas je ne me sens pas différente face à mes amies taille 38)

Enfin comme le dit lounetik ça peut parfois être compliqué pour une femme ronde de savoir d’emblée qu'on plait à un homme pour ce que nous, on peut parfois détester. Et pourtant je pense qu'on est beaucoup à avoir envie qu'un homme nous aime pour nos formes et pour le reste. (en tout cas c'est mon cas) et je vous l'accorde, que les femmes peuvent être compliquées sur ce point là ! lol

Bref, ces propos n'engagent que moi et représentent mon avis. Avant que mon commentaire devienne confus (j'espère que ce n'est pas déjà le cas?! ) je vous laisse la parole! Wink
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Lun 7 Jan - 23:28

Salut, j'avais préparé la réponse depuis 3 semaines et j'ai zappé de la mettre!! >< Je relance le débat pour animer le fofo... avis aux ptits nouveaux Very Happy

Allez, c'partit!!


Déjà, vis-à-vis du billet, il est pas mal écrit mais je ne suis pas tout à fait d'accord :/ ("Esprit de contradiction, es-tu là?")

Elle part du constat que la particularité du FA est que son fétichisme se porte sur quelque chose d'humain qui pense et réfléchit, et elle oppose ça avec toutes les autres formes de fétichisme... Ça me gêne un peu. Il y a certes des fétichistes de talons aiguilles et de latex, ou d'unijambistes, de handicapés etc.. mais il y a aussi des fétichistes des pieds, des genoux, des mains, des seins, des coudes, des bras, des nez etc etc etc. Et le FA lui, est fétichiste des rondes. Du coup, j'ai pas trop compris son délire.

En gros elle dit que comme "l'objet/sujet" du fantasme des FA a un cerveau, il se rebelle parce que c'est pas normal d'aimer le gras blablabla... Je pense que c'est aussi difficile pour un mec de parler du fait qu'il est obsédé par les orteils ou par les poils que par la graisse non ? De même qu'un fétichiste qui aime les talons aiguilles et le latex va demander à son ou à sa partenaire de porter un attirail adéquat... En tout cas, la finalité est la même. Qd les fétichistes veulent se faire du bien et assouvir leurs désirs, ils sont obligés d'en parler et de passer, quels que soient leurs fantasmes, pour des décérébrés un peu fous. Les FA n'ont pas ce monopole il me semble.

Par ailleurs, une chose importante à mon sens n'a pas été évoquée par rapport au fétichisme FA. C'est le fait que les rondes peuvent y être réticentes dans la mesure où le FA, comme tous les autres fétichistes, est obligé d'être un peu égoïste. Si il veut se faire plaisir, il est obligé de penser à lui d'abord:
"Non ma chérie, ne maigris pas, voir grossis. Tu vas voir, je vais te rendre fière de toi et de ton corps. Je les aime moi, ces formes et ce corps de déesse" Comprenez "Si tu maigris tu ne seras plus bandante et je serais triste etc."

Bon, je comprends hein, on en a déjà parlé ici des préférences sexuelles. Mais il y a je trouve un coté qui peut être pernicieux dans tout ça. La ronde est culpabilisée par son mec FA qd elle veut changer... et ça, je crois que ça n'est pas vraiment rassurant dans la mesure où, dans "La pensée des rondes", maigrir c'est guérir.

Alors même si certaines nanas sont, je le concède aisément, très chieuses à ce propos, le FA qui se fait jeté de tous les côtés a, aux yeux de beaucoup de rondes, des torts et il représente une menace. Par contre, please, arrêtez avec ces conneries de chercher à savoir qui galère le plus entre le FA rejeté et la ronde qui souffre, c'est pas comparable...

En plus, certains FA qui n'ont rien demandé font eux-mêmes les frais d'autres FA biens relous qui ont agis de façon peu catholique (ou peu juive, ou peu musulmane, ou peu animiste, ou peu bouddhiste bref) avec certaines rondes qui du coup en sont dégoutées. Si tous les FA étaient des mecs biens, ça se saurait Smile (idem pour les rondes, mais ce que je veux dire c'est qu'il n'y a pas un profile type de FA, et que des cons, y en a partout.)

Donc ma réponse est OUI, le FA, le vrai de vrai, celui qu'elle décrit dans son billet est un fétichiste au même titre que les autres fétichistes et OUI, il y a certains FA pervers, au même titre qu'il y a d'autres fétichistes pervers, et d'autres non fétichistes pervers. Et NON, tous les FA ne sont pas des pervers. De la même façon que OUI, il y a des rondes chieuses qui méprisent le peut de gens qui les admirent, de même qu'il y a des rondes mal, très mal, qui ne peuvent pas concevoir d'être aimées uniquement pour leurs formes, de même que des rondes qui aiment les FA.

Ce côté manichéen du "tout est blanc ou tout est noir" c'est assez réducteur, que ça soit pour les FA ou pour les rondes.


Loun, je trouve que ce que tu dis est très juste. C'est pas évident, lorsqu'on est ronde, d'accepter qu'un homme vienne tout chambouler et t'expliquer que la vraie vie c'est le gras, alors qu'on t'as toujours dis le contraire et que tu es toi même persuadée du contraire. Et surtout là où tu as fait mouche en ce qui me concerne, c'est quand tu dis ça:
lounetik a écrit:
la plupart des femmes rondes se méfient de cette attirance sexuelle qu'ont les Fa pour elles parce qu'elles ont besoin d'autres chose que d'une relation où leur principal atout est la séduction avec leur corps. Elles ont besoin d'une relation qui soit forte émotionellement...donc une complicité psychologique.

Là je dis "chapeau bas l'artiste!". Je suis absolument d'accord, en tout cas, en ce qui me concerne. J'accorde bcp d'importance à l'attirance physique au sein du couple mais il faut autre chose, d'encore plus fort que ça. La complicité est une des clés du bonheur j'en suis convaincue.


Coline, j'adhère aussi à ce que tu dis avec philosophie et sagesse. Je vais peut-être un peu moins arrondir les angles Smile


Swampy, Swampy, Swampy... que dire... T'es un mec ouvert et comme on dit chez moi, t'as oublié d'être con. Mais là, je sais pas... ton discours sur "la société" me surprend et j'ai l'impression que tu t'es mis des œillères et que tu te bases uniquement sur ta propre expérience et ta propre perception des choses pour avancer ce que tu dis.

Si la société est une somme d'individualités, c'est aussi une organisation avec des règles, des normes, des faits sociaux (mode de vie, consommation..) etc. En ce moment, avec le débat sur le "mariage pour tous", on entend souvent les termes "héritage judéo-chrétien". Et quoi que tu en dises, nous héritons tous, sans y échapper, des traditions, des valeurs, des mœurs qui ont fait que la société est ce qu'elle est. Et en tant qu'organisation plus ou moins structurée il y a, dans la société, des interactions entre les individus qui se rassemblent par affinités en groupes "homogènes" et/ou en communautés.

Je vais arrêter avec mon spitch mais là où je veux en venir, c'est qu'en société, les comportements sont normés et quand tu t'écartes des normes, tu es ce qu'on appelle, en sociologie, un déviant. Alors parfois, la société évolue avec ses normes et les déviants deviennent des hommes ou des femmes comme les autres. Mais aujourd'hui, être rond(e) et aimer les rond(e)s c'est être hors-normes et il y a des groupes qui considèrent ça comme étant des déviances.

Je n'aime pas la faiblesse mais si il y a bien une chose que je pardonne, c'est la difficulté des gens voir l'impossibilité des gens à surmonter l'affirmation de qui ils sont et de qui ils aiment lorsqu'ils risquent d'être mis à l'écart. Le propre de la majorité d'entre nous étant précisément de vivre en société ou du moins de tisser du lien social et de ne pas souhaiter être déviant.

Par ailleurs, je ne sais pas comment est ta copine, mais je t'assure que les rondes, qu'elles s'aiment ou non, subissent pressions, réflexions, regards et discrimination. Et puis il n'y a pas une typologie des rondes. Même si on peut avoir des points communs liés au fait que nous sommes rondes, nous sommes chacune différente. Il y en a qui sont plus aptes à affronter le regard que portent les gens sur elles que d'autres...


Alors non, le fait de s'accepter ou d'imposer ses choix n'est pas ce qui peut résoudre le problème quand le problème est précisément de la liberté d'être, ou de ne pas être (sous entendu de la liberté d'être hors-normes, ou de ne pas être dans les normes)... Ça serait trop facile. De même que ne pas s'attarder sur ce que disent ou pensent les gens ne peut pas, non plus, résoudre le problème dans la mesure où tout le monde campe sur ses positions et qu'il peut s'instaurer un débat, puis un conflit, puis un rapport de force. Sauf qu'en général, dans la société, "le nombre fait la force" et fait donc aussi force de conviction.

La résolution du problème des pressions sociales dues aux normes ne peut se résoudre, à mon sens, que par des prises de conscience ou l'acceptation des libertés individuelles. C'est un débat sans fin et il y a tellement de choses qui rentrent en ligne de compte qu'il est parfois difficile de se positionner.

Faut-il laisser les rondes être rondes au détriment de leur santé?
- Oui, chacun fait ce qu'il veut. Et en plus les rondes sont belles!
- Non, le devoir de la société est de veiller à la santé de ses concitoyens. Et en plus les rondes sont moches!


#pavécrew
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SwampyShuffle
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Dim 13 Jan - 15:30

Mon discours sur la société remet juste les choses à leur place. Je voulais dire que j'en ai un peu marre qu'on décharge la responsabilité d'individus sur la "société", sorte d'entité coupable de tous les maux. Ce que je voulais rappeler c'est que cette société ce ne sont que des gens et que ce n'est pas la société qui tourne pas rond, ce sont les gens qui la composent. Je trouve ça d'un politiquement correct assez ridicule de servir la société à toute les sauce dès qu'on parle d'un problème de mentalité des gens.

Et effectivement je me base uniquement sur ma propre expérience et ma propre perception des choses. C'est comme ça que fonctionne le cerveau humain, celui dont je suis pourvu. Des informations entrent et il en ressort des interprétations suite à un procédé cognitif. Tout le monde fonctionne comme ça, il n'y a pas de mal à l'accepter, à tolérer le fait que l'opinion personnelle n'est rien d'autre que ça.

Par contre je ne suis pas d'accord. Nous n'héritons pas tous des valeurs que nos parents et nos professeurs (non pas la société car la type qui fait les pizzas au coin de la rue n'a jamais cherché à me faire croire au p'tit jésus). D'ailleurs n'est ce pas une source de conflit au sein de cette fameuse société, le fait que des cultures se contredisent d'un milieu à l'autre? Je pense que si chaque être humain prenait un peu ses responsabilité d'individu pensant pour remettre un peu en question ce qu'il a bêtement appris passivement, ça ferait grandement progresser l'humanité. On en est tous capable en théorie.

Ce qui m'amuse un peu c'est que quand je regarde de près, absolument tous les gens que je connais on au moins un petit trait de leur personnalité qui fait d'eux des "déviants" au sein de la société idéale. Ne serait-ce pas ça justement la perversion dans l'histoire? Le fait qu'il soit fait en sorte que tout le monde sans exception se sente obligé de refouler une partie de soi même, d'adapter son comportement en fonction de ça, et de faire de l'hypocrisie un véritable mode de vie? Alors que c'est quand même pas bien grave de préférer les filles un peu grosses... Je préfère raisonner à partir des constats les plus basiques plutôt que de tenir compte des notions hasardeuses en sociologie qui sont les miennes, ça suffit amplement à réaliser que quelque chose cloche.

Ma copine n'existait pas. J'étais amoureux de la double personnalité inventée d'une espèce de perverse qui a réussi a m'y faire croire pendant trois mois avant que je découvre la supercherie. En gros pour résumé pendant trois mois elle a essayé d'avoir une emprise totale sur moi, elle a même failli me faire douter de mes à priori sur les couples, sur l'amour, tout ça. Et puis j'ai découvert qu'elle me mentait sur toute la ligne. Qu'elle était en fait dans plusieurs couples en même temps, qu'elle menait plusieurs vies. Ça m'a un peu traumatisé car je n'arrive toujours pas à comprendre ce qui peut motiver cette personne à agir de la sorte. Bref, si elle subit des pressions et des discriminations dans la vie, pour le coup ce n'est pas moi qui vais la plaindre. Comme quoi les rondes aussi peuvent être d'infâmes perverses. J'en ai fais les frais, on ne m'y reprendra plus!

Par contre selon moi, l'argument sempiternel de la santé a du mal à tenir. Tant que le tabac et l'alcool seront en vente libre, l'argument de la santé ne tiendra pas. Tous les modes de vie ont des effets positifs ou négatifs sur la santé. On est pas immortels, quoi que vous fassiez votre corps finira par vous le rappeler. Combien de rondes invoquent des raisons de santé pour perdre du poids alors qu'elles clopent à votre avis? C'est de la pure hypocrisie, ça ne prend pas avec moi. Les personnes réellement concernées par des soucis de santé liés au poids, il y en a je ne le nie pas, sont très minoritaires (il y en a probablement plus sur ce site qu'ailleurs mais là je globalise). Vous avez tellement de nanas même pas grosses qui veulent soi disant maigrir pour leur santé alors qu'elles n'en ont en fait rien à cirer, elles veulent juste pouvoir entrer dans un 36 pour avoir l'impression d'avoir accompli quelque chose d'important dans leur vie.

Va t-on arrêter un jour de tourner autour du pot et d'essayer d'expliquer ce qui est aussi simple que ça? Chacun vit comme il veut et n'a pas à justifier les choix qui ne concernent que lui. Tout le monde est égoïste, ça ne sert à rien de dénoncer l'égoïsme des autres. Il faut l'accepter car dans les faits c'est l'égoïsme qui règne en maître. Mais je préfère mille fois l'égoïsme honnête à l'égoïsme hypocrite.

Et non les rondes ne sont pas moches!!
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Dim 13 Jan - 17:02

Bon, simple parenthèse à propos de la société...

Spoiler:
 
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SwampyShuffle
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Dim 13 Jan - 17:13

Lounetik, je ne remet pas en question cette définition ou conception de la société, mais regarde. Tu exposes ça tel quel, comme pour montrer ce qui est et ce qui doit être selon des lignes préétablies. Pourtant il faut bien comprendre que tout postulat peut être discuté.

Pour moi la société telle qu'elle est perçue dans l'inconscient collectif, c'est définitivement un fantasme, un prétexte à contourner ses propres problèmes individuels.
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Dim 13 Jan - 17:49

SwampyShuffle a écrit:
Lounetik, je ne remet pas en question cette définition ou conception de la société, mais regarde. Tu exposes ça tel quel, comme pour montrer ce qui est et ce qui doit être selon des lignes préétablies. Pourtant il faut bien comprendre que tout postulat peut être discuté.

Pour moi la société telle qu'elle est perçue dans l'inconscient collectif, c'est définitivement un fantasme, un prétexte à contourner ses propres problèmes individuels.

Hum, en fait mon intervention avait pour but d'inviter les gens à éviter les généralisations. Je pense simplement qu'on ne peut pas parler de la société comme de quelque chose de prévisible... certains éléments composant le système de la société n'ont pas le même pouvoir, la même influence que d'autres.
Chaque action cause une réaction qui en causera une autre, c'est un mouvement perpétuel.

Désolé si j'ai semblé vouloir imposer cette théorie, j'ai du mal à ne pas ramener des éléments théoriques en discutant.
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Dim 13 Jan - 19:41

lounetik a écrit:
SwampyShuffle a écrit:
Lounetik, je ne remet pas en question cette définition ou conception de la société, mais regarde. Tu exposes ça tel quel, comme pour montrer ce qui est et ce qui doit être selon des lignes préétablies. Pourtant il faut bien comprendre que tout postulat peut être discuté.

Pour moi la société telle qu'elle est perçue dans l'inconscient collectif, c'est définitivement un fantasme, un prétexte à contourner ses propres problèmes individuels.

Hum, en fait mon intervention avait pour but d'inviter les gens à éviter les généralisations. Je pense simplement qu'on ne peut pas parler de la société comme de quelque chose de prévisible... certains éléments composant le système de la société n'ont pas le même pouvoir, la même influence que d'autres.
Chaque action cause une réaction qui en causera une autre, c'est un mouvement perpétuel.

Désolé si j'ai semblé vouloir imposer cette théorie, j'ai du mal à ne pas ramener des éléments théoriques en discutant.

J'ai l'impression dans ce topic qu'il y a eu des personnes qui ont pu se sentir offensés dans certains propos par rapport justement aux clichés que les rondes ont sur les FA tout comme les clichés sur les bbw. Mais c'est important de ne pas généraliser en effet.
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Dim 13 Jan - 23:54

Swampy, Je comprends ce que tu veux dire, je suis juste gênée par ton discours... je le trouve simpliste et ça m'étonne de toi^^

Le propre du cerveau humain et de la pensée c'est aussi de pouvoir élaborer des concepts en dehors du champ des perceptions (sensorielles et sentimentales) et de l'expérience du vécu et donc de se sortir des jugements de valeurs un peu simplistes comme "c'est tout noir, c'est tout blanc, c'est bien, c'est pas bien etc." et d'opposer à ses propres ressentis des idées neutres et objectives.

Après, on n'hérite pas tous des valeurs de nos parents ou de nos profs, en revanche, on hérite d'une culture, de traditions, d'un mode de vie, d'une histoire etc. et la source du conflit dont tu parles est précisément liée à cet héritage et à ces revendications^^

Par ailleurs, certaines personnes qui "refoulent" comme tu le dis et qui sont hypocrites le sont justement à cause des pressions potentielles qu'elles peuvent subir. "Ce n'est pas bien grave d'aimer les filles un peu rondes" pour toi... Tu es un libre penseur. D'autres ne le sont pas. Faut-il pour autant les juger et les traiter d'hypocrites? Et, d'autre part, la "société" telle qu'elle est convient parfaitement à des personnes qui n'ont pas nécessairement envie qu'elle évolue (conservatisme, idée réactionnaire).

Pour ce qui est de ta copine, je ne sais pas, mais ce qui est sûre c'est que des connes il y en a partout...
Quant à l'argument de la santé est celui qu'a trouvé la société pour faire pression sur les obèses de façon "légitime" même si c'est évident que ça sert aussi à des fins de discrimination cachée. Après, le coup de "les rondes fument bblabla" je m'en tape. Elles font ce qu'elles veulent et si elles ont envie de maigrir et de continuer à fumer eh bien why not? Chacun fait ce qu'il veut non? Le fait de maigrir leur enlèvera au moins le poids des kilos en trop.

Et non, ce n'est pas du tout si simple que ce que tu ne veux bien le faire croire et le post de Loun sur la "théorie générale des systèmes" le montre bien. Nous sommes tous individualistes, mais pas tous égoïstes. Et si tu tiens ce discours là, c'est probablement parce que tu as grandi dans un milieu qui t'a permis de faire ce chemin et de pouvoir dire "merde", ce qui est loin d'être le cas de tous.
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Lun 14 Jan - 2:13

Mon discours est peut être simpliste selon toi car je crois qu'il y a des choses qui n'ont pas a être compliquées. Par exemple, je sors un peu du sujet mais c'est pour illustrer, quand tu te ballades dans une citée défavorisée et que tu vois des carcasses de voiture brûlées, certains diront que c'est la société qui est à l'origine du problème. Pour moi c'est du vent de dire ça. Si il y a une carcasse de voiture, c'est que des gars y ont foutu le feu, point barre. Ou encore si je dis bonjour a une personne que je croise dans une cage d'escalier et que cette personne ne me répond pas, je ne vais pas aller dire que la société est mal éduquée. Non c'est cette personne qui est mal polie, et probablement d'autres. Mon raisonnement n'est pas simpliste, il est juste limpide et n'a pas besoin de se complexifier pour coller à ce que je constate des choses. A trop théoriser les problèmes, on s'éloigne de leur vraie nature.
Ensuite tout ce que tu décris sur la pensée humaine, ça n'est pas possible sans entrées d'informations sensorielles dans le cerveau. Le reste c'est de l'interprétation, c'est ce que je disais.

Par contre je persiste a penser que nous n'héritons pas forcément de valeurs culturelles et traditionnelles. Nous en héritons par défaut lorsque nous ne faisons pas l'effort d'y réfléchir. Mais je pense que tout le monde a les moyens de remettre en question voir de rejeter cet héritage et heureusement que c'est le cas.

Dire de quelqu'un qu'il est hypocrite n'est pas forcément un jugement, lorsque c'est manifestement le cas, c'est honnête de le relever. Les pressions potentielles, tout le monde en subit pour un oui ou pour un non, on n'y est pas tous sensibles de la même manière, mais là ça rejoint un peu ce que je disais à propos de la faiblesse, ça se travaille avec la volonté adéquat. Ensuite, va parler un peu de la société actuelle a des vrais réactionnaire, ça peut largement t'occuper toute une soirée si tu ne sais pas quoi faire. Tout le monde rejette la société car tout le monde l'utilise pour incarner tout ce en quoi il ne se reconnait pas. Car pour l'individualiste passif (sous entendu non assumé), la société correspond à ce qui n'est pas lui même. Je n'ai jamais de ma vie entendu des gens parler de la société pour en faire l'éloge. Jamais. J'ai entendu des choses très contradictoires à son sujet en fonction des gens et de leur sensibilité ceci dit.

Mon ex n'était pas conne, elle était même plutôt intelligente, mais c'était une déséquilibrée. Bon débarras.
Oui tout le monde fait ce qu'il veut. Mais quand je constate des comportements manifestement contradictoires, je me dis qu'il y a forcément des choses qui ne sont pas assumées par les personnes concernées. Je disais juste qu'avec moi ça ne prend pas, mais si vous vous préférez croire en la sincérité de l'argument "santé" a chaque fois qu'il est invoqué, libre à vous.

Justement je n'ai pas grandi dans un milieu qui m'a permis de dire merde à tout. Il a fallu que je me mette presque toute ma famille à dos pour me le permettre. Mais je ne le regrette pas, ça en valait la peine au final. Il ne faut pas confondre "simple" et "facile". Dire merde c'est simple comme bonjour, mais ce que tu veux peut être dire c'est que ce n'est pas facile. Et là dessus je suis d'accord, ce n'est pas facile d'être en face d'un problème qui semble insurmontable et de décider d'en ignorer la nature problématique pour n'en faire qu'un épiphénomène sans importance. C'est difficile, mais dans les faits c'est simple et à la portée de tout ceux qui se donnent la peine de le faire, d'assumer ce qu'ils pensent vraiment être le mieux pour eux. Nous sommes tous égoïstes par défaut, de manière passive, mais heureusement nous sommes tous capables de faire preuve d'altruisme et d'empathie avec un peu de jugeote.

En fait ce qui te dérange dans ton discours, c'est que j'emploie des termes négatifs pour qualifier certaines choses alors que les règles du politiquement correct voudraient que par peur de froisser autrui je n'utilise que des termes neutres au sens assez flou. Mais en fait si j'utilise le mot "hypocrite", ce n'est pas pour juger, mais juste parce que le mot en lui même a la définition que je recherche pour exprimer l'idée en question, peu importe qu'il ait une connotation négative. Pareil quand je parle de faiblesse, je le fais sans jugement de valeur, juste pour appeler les choses par leur nom. Je regrette que cette manière directe de dire les choses soit si mal perçue aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Mar 15 Jan - 1:20

SwampyShuffle a écrit:
Mon discours est peut être simpliste selon toi car je crois qu'il y a des choses qui n'ont pas a être compliquées. Par exemple, je sors un peu du sujet mais c'est pour illustrer, quand tu te ballades dans une citée défavorisée et que tu vois des carcasses de voiture brûlées, certains diront que c'est la société qui est à l'origine du problème. Pour moi c'est du vent de dire ça. Si il y a une carcasse de voiture, c'est que des gars y ont foutu le feu, point barre. Ou encore si je dis bonjour a une personne que je croise dans une cage d'escalier et que cette personne ne me répond pas, je ne vais pas aller dire que la société est mal éduquée. Non c'est cette personne qui est mal polie, et probablement d'autres. Mon raisonnement n'est pas simpliste, il est juste limpide et n'a pas besoin de se complexifier pour coller à ce que je constate des choses. A trop théoriser les problèmes, on s'éloigne de leur vraie nature.


La théorie permet de comprendre et d'expliquer les causes alors que toi tu ne fais que constater...


SwampyShuffle a écrit:
Ensuite tout ce que tu décris sur la pensée humaine, ça n'est pas possible sans entrées d'informations sensorielles dans le cerveau. Le reste c'est de l'interprétation, c'est ce que je disais.

Mais justement... tu ne cherches pas à interpréter^^

La pensée imagine, élabore, construit, schématise, fonctionne par logique, par méthode etc etc etc. sinon, la recherche fondamentale n'existerait pas et on en serait encore au stade "australopithèque".
L'homme est capable, au regard d'une situation, d'analyser de manière parfaitement objective les faits, les causes et leurs conséquences.

Un homme brûle une voiture dans une citée. La cause est soit conjoncturelle (deux gosses poursuivis par des flics qui finissent cramés dans un transfo) soit structurelle (malaise dans les cités) soit les deux. Les conséquences sont l'amplification des actes de vandalisme et un renforcement de la politique sécuritaire.

Voilà un constat objectif sans opinion.

Mais je peux également avoir une opinion (interprétation) la plus objective possible en disant que les causes de cet acte ne sont pas uniquement celles de la bêtise humaine d'un individu qui agit isolément de toutes considérations politiques, religieuses, sociétales, culturelles etc. L'individu ne fait pas que le choix de brûler une voiture, il fait aussi le choix d'exprimer un ressentiment, un malaise, une colère par le seul moyen qui selon lui lui reste. Il fait également le choix de "suivre le mouvement" (imposé par son groupe ou sa communauté).

Après, la question de c'est bien ou c'est pas bien, c'est autre chose. Le fait est qu'il a agit dans un contexte social particulier.


SwampyShuffle a écrit:
Par contre je persiste a penser que nous n'héritons pas forcément de valeurs culturelles et traditionnelles. Nous en héritons par défaut lorsque nous ne faisons pas l'effort d'y réfléchir. Mais je pense que tout le monde a les moyens de remettre en question voir de rejeter cet héritage et heureusement que c'est le cas.

Hériter ne veut pas dire y adhérer. On en hérite sans pour autant en être le pourfendeur. La majorité des jours fériés sont des jours saints de l'église catho. Tu as fêté noël au moins étant petit. Tu es allé dans une école républicaine. Tu as le droit de t'exprimer. Tu as choisi ton métier. Ton quotidien est imprégné de tes valeurs et de ta culture. Qui t'a appris à dire bonjour au mec dans l'escalier?

Les valeurs, les cultures et les traditions ne sont pas nécessairement bonnes ou mauvaises... c'est juste que pour certaines, elles évoluent lentement.


SwampyShuffle a écrit:
Dire de quelqu'un qu'il est hypocrite n'est pas forcément un jugement, lorsque c'est manifestement le cas, c'est honnête de le relever. Les pressions potentielles, tout le monde en subit pour un oui ou pour un non, on n'y est pas tous sensibles de la même manière, mais là ça rejoint un peu ce que je disais à propos de la faiblesse, ça se travaille avec la volonté adéquat. Ensuite, va parler un peu de la société actuelle a des vrais réactionnaire, ça peut largement t'occuper toute une soirée si tu ne sais pas quoi faire. Tout le monde rejette la société car tout le monde l'utilise pour incarner tout ce en quoi il ne se reconnait pas. Car pour l'individualiste passif (sous entendu non assumé), la société correspond à ce qui n'est pas lui même. Je n'ai jamais de ma vie entendu des gens parler de la société pour en faire l'éloge. Jamais. J'ai entendu des choses très contradictoires à son sujet en fonction des gens et de leur sensibilité ceci dit.


Dire de quelqu'un qu'il est hypocrite alors qu'il n'ose pas, pour une raison x ou y, être ce qu'il aimerait être, c'est un raccourci je crois... et dans la mesure où la connotation est négative, comme tu le rappelles plus bas, c'est un jugement de valeur sinon, il n'y aurait pas de connotation. On pourrait dire lâche, à la rigueur, mais hyprocrite ce n'est pas mon avis.
Et oui, le propre de l'Homme c'est qu'il a aussi des faiblesses. On en a tous et si ce n'est pas celle-ci, c'en est une autre.

Pour le reste je suis d'accord.



SwampyShuffle a écrit:
Oui tout le monde fait ce qu'il veut. Mais quand je constate des comportements manifestement contradictoires, je me dis qu'il y a forcément des choses qui ne sont pas assumées par les personnes concernées. Je disais juste qu'avec moi ça ne prend pas, mais si vous vous préférez croire en la sincérité de l'argument "santé" a chaque fois qu'il est invoqué, libre à vous.

Mais... j'ai dit ça où??
L'argument de la santé c'est l'argument de la société pour pas dire que les gros c'est moche et que ça dérange. Alors on dit "les gros risquent leur santé".

Par ailleurs toutes les rondes n'ont pas nécessairement envie de s'assumer... je ne vois pas ce qu tu veux dire et où le pb dans la mesure où on ne choisit pas toujours d'être ronde.
Après, tu me diras que si je ne veux pas être ronde et que je n'assume pas, j'ai qu'à maigrir! "Quand on veut, on peut". Sauf que si c'était le cas, on serait tous beaux et/ou riches et/ou heureux^^


SwampyShuffle a écrit:
Justement je n'ai pas grandi dans un milieu qui m'a permis de dire merde à tout. Il a fallu que je me mette presque toute ma famille à dos pour me le permettre. Mais je ne le regrette pas, ça en valait la peine au final. Il ne faut pas confondre "simple" et "facile". Dire merde c'est simple comme bonjour, mais ce que tu veux peut être dire c'est que ce n'est pas facile. Et là dessus je suis d'accord, ce n'est pas facile d'être en face d'un problème qui semble insurmontable et de décider d'en ignorer la nature problématique pour n'en faire qu'un épiphénomène sans importance. C'est difficile, mais dans les faits c'est simple et à la portée de tout ceux qui se donnent la peine de le faire, d'assumer ce qu'ils pensent vraiment être le mieux pour eux. Nous sommes tous égoïstes par défaut, de manière passive, mais heureusement nous sommes tous capables de faire preuve d'altruisme et d'empathie avec un peu de jugeote.

Chacun à des raisons de faire ce qu'il fait. Et ces raisons sont propres à chacun au point qu'on fait souvent les choses en pesant le pour et le contre.
"Si je fais ça, je perds quoi et je gagne quoi?"
Tu as perdu ta famille et tu as gagné ta liberté. C'est TON choix.

Je n'ai jamais dit que c'était simple... Par "les choses ne sont pas si simples" j'entends juste que les choix d'un individu n'expriment pas uniquement sa volonté propre mais qu'ils sont également guidés par des facteurs externes, qui ne dépendent pas de lui, mais dont les conséquences probables l'empêchent d'être celui qu'il veut être.

"Je préfère rester proche de ma famille et renier ma sexualité."

SwampyShuffle a écrit:
En fait ce qui te dérange dans ton discours, c'est que j'emploie des termes négatifs pour qualifier certaines choses alors que les règles du politiquement correct voudraient que par peur de froisser autrui je n'utilise que des termes neutres au sens assez flou. Mais en fait si j'utilise le mot "hypocrite", ce n'est pas pour juger, mais juste parce que le mot en lui même a la définition que je recherche pour exprimer l'idée en question, peu importe qu'il ait une connotation négative. Pareil quand je parle de faiblesse, je le fais sans jugement de valeur, juste pour appeler les choses par leur nom. Je regrette que cette manière directe de dire les choses soit si mal perçue aujourd'hui.


Ce n'est pas vraiment ce qui me gêne... je pense être parfois bcp plus direct ou moins politiquement correct. Ce qui me dérange c'est toujours la même chose que dans mon 1er post à savoir que tu penses que si toi tu l'as fait, les autres peuvent le faire et que ce n'est pas "la société" en soi qui pose problème mais les individus qui la composent.

"Salomé aime Farid, Farid aime Salomé." Et pourtant ils ne se marieront jamais ensemble car les pressions familiales sont fortes et eux sont plus faibles.
"Salomé aime Farid, Farid aime Salomé." Et ils se marieront ensemble mais perdrons tout contact avec leurs familles.

Y a aussi l'option "Salomé aime Farid, Farid aime Salomé." Et ils se marieront ensemble et leurs familles accepteront cette union. Ça c'est le signe que la société évolue et que les "mariages mixtes" commencent à être tolérés. Pour le reste... C'est le jeu du "qui perd gagne".

Ce n'est pas facile comme tu dis et dans la vie, tout a un prix. Tu peux faire les choix que tu veux mais tu ne peux pas fustiger celui qui fait le choix inverse sous prétexte qu'il est "hypocrite" même si ça n'est pas un jugement de valeur. Car il préfère peut être 1000 fois être "hypocrite", lâche et garder l'estime des siens plutôt que se hasarder à assumer ce qui lui fera perdre ceux qu'il aime le plus^^


Donc pour en revenir au débat initial, les FA sont des fétichistes mais pas nécessairement des pervers et les rondes les rejettent en partie parce que le discours du FA va à l'encontre de celui de la société.
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Mer 10 Déc - 14:17

Je le trouve très bien cet article moi.
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BlaZe
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   Mer 10 Déc - 22:44

ciryon a écrit:
Je le trouve très bien cet article moi.

Merci pour ce déterrage de topic.

J'ai relu l'article et il sonne toujours juste.
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MessageSujet: Re: "Pervers fétichiste, le FA ?"   

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